Le Champ Magnot

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Home Histoire 1939-45 La délivrance : septembre 1944

La délivrance : septembre 1944

Fin août 1944, les forces alliées débarquées en Normandie (6 juin) et en Provence (15 août) bousculent les armées allemandes et sont sur le point de les prendre en tenaille à la hauteur de la Bourgogne. Les troupes allemandes du sud-ouest de la France remontent alors en masse vers le nord-est. Moulins est alors devenue pendant quelques jours en centre de transit et de rassemblement de ces régiments en retraite dans lequel se succèdent arrivées et départs des convois les plus hétéroclites.
Dans leur retraite depuis le sud-ouest, ces troupes sont régulièrement attaquées par les maquis, elles n'hésitent pas à chaparder et à piller, voire à être coupable de violence envers la population civile.


Le 4 septembre 1944, une de ces colonnes est à Moulins. Nos témoins soulignent tous que cette troupe étaient composée de nombreux soldats originaires de l'est de l'Europe, en sus des allemands. Ceci rejoint les travaux d'historiens qui évoque un bataillon de 600 hommes occupant la Madeleine et composé de russes et polonais de l'armée dite "Vlassov" (celle-ci avait été constituée par les allemands à partir de "recrutés" dans l'est de l'Europe lors de l'avancée des troupes en Russie).
Cette colonne pille les maisons et prend en otage des habitants. Après des minutes éprouvantes sous la menace des armes, les femmes et les enfants sont libérés, mais des hommes demeurent otages.

Ce même jour de jeunes résistants sont fusillés sur la route de Saint Menoux. Le monument au carrefour de la croix de fer à Origny en maintient le souvenir.

Nos témoins revoient également tous M. Burlaud, marchant encadré par les allemands avant qu'il ne soit abattu route de Bourbon. Jean-Maris Burlaud était un résistant moulinois, lieutenant des FFI, qui trouva donc la mort quelques heures avant la fin libération de Moulins, après de longs mois de combat dans l'ombre. Une rue de Moulins porte désormais son nom.

Ces heures dramatiques devaient encore donner lieu au massacre de civils pris au hasard et de résistants qui furent fusillés près de la Demi-Lune ; un monument contre le mur près de la route de Souvigny en porte le témoignage.

C'est en hommage à toutes ces victimes que fut érigé par la suite en 1974 la grande sculpture, oeuvre de Monsieur Palau, qui termine l'avenue de la Libération, sur le rond Point de la Demi-Lune, devenu la place des Martyrs.

Il fallut attendre la nuit du 5 au 6 septembre pour que les derniers soldats de la Wehrmacht évacuent Moulins, non sans un nouveau massacre de trois personnes au lycée Banville.

Les FFI entrent alors dans la ville, Moulins était libérée.

 

Sources :
- Témoignages des anciens de La Madeleine en réponse aux questions des enfants du quartier.
- Complétés par des références aux ouvrages de :
. M.Sérezat "Et les Bourbonnais se levèrent"
. M.Rougeron "Quand Vichy était capitale"
- Et les informations extraites des revues suivantes :
. Bulletins de la société d'émulation du bourbonnais
. Bulletins municipal de Moulins d'octobre 1980, "il y a 40 ans à Moulins"

 

Flash news

Ça y est, la page du mariage est ouverte et opérationnelle ! Il suffit de vous connecter pour y accéder. N'hésitez pas à y mettre votre grain de sel !